lundi, 08 août 2005
ET MAINTENANT? LA CGT VEUT DISCUTER DE LA SOUS-TRAITANCE.
Mercredi, quelques heures avant que Gestal, sous-traitant des Chantiers de l’Atlantique, donneur d’ordres de l’entreprise polonaise Kliper et, de ce fait, sous le coup d’un procès-verbal pour « délit de marchandage », accepte d’« avancer » leurs dus aux treize salariés polonais en grève de la faim, Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, était venue à Saint-Nazaire soutenir leur lutte. Jeudi, le syndicat pousse, dans un communiqué, le gouvernement à ouvrir d’urgence des discussions sur « l’élargissement du décret de juin 2005 portant sur la solidarité financière du donneur d’ordres au règlement des salaires dans ce type de situation », sur « l’insertion des clauses de responsabilité sociale du donneur d’ordres dans les contrats commerciaux comme le préconise l’Inspection générale des affaires sociales » (dans le rapport préliminaire sur l’externalisation et la sous-traitance, rédigé par une inspectrice de l’IGAS, Élisabeth Dufourcq, rendu au gouvernement en décembre 2004, mais toujours pas publié), sur la mise en oeuvre d’« un droit de regard des organisations syndicales et des institutions représentatives sur le contenu social des contrats commerciaux », et sur « un encadrement de la sous-traitance et, en particulier, de la sous-traitance en cascade ». « Seules des mesures de cette nature pourront empêcher que des situations de désespoir, comme celle de Saint-Nazaire, se reproduisent à l’infini, ajoute la CGT. Elles sont nécessaires pour que l’Europe veuille dire autre chose, pour les salariés, qu’une concurrence exacerbée contre leurs droits sociaux et qu’elle ait un contenu social de progrès. »
Journal l'Humanité Article paru dans l'édition du 6 août 2005.
http://www.humanite.fr
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mercredi, 29 juin 2005
MARSEILLE: SEMAINE DÉCISIVE POUR NESTLÉ
À l’heure où les pêcheurs écoulent leur prise matinale, c’est un défilé peu banal qui a déboulé, samedi, sur le Vieux-Port. Face à l’hôtel de ville, « protégé » par un imposant dispositif de sécurité, arrivent une quarantaine de véhicules portant des affiches aux tons rosés : « Nestlé : huit cents familles sacrifiées. » Partie quelques heures plus tôt de Saint-Menet, dans les quartiers Est de Marseille, cette caravane a expliqué, à travers la quinzaine de kilomètres du parcours, sa raison d’être : la défense de l’emploi sur le site marseillais de Nestlé. quatre cent ving-sept emplois, exactement, dans une vallée de l’Huveaune déjà fortement touchée par la « désindustrialisation ». À La Valbarelle, les véhicules sont d’ailleurs passés devant l’ancienne usine Rivoire et Carret............
Article paru dans l'HUMANITÉ du 27 juin 2005.
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