mardi, 30 août 2005

L’OMC : DE DOHA A HONG-KONG VIA GENEVE (II)

1. Rétroactes

- En 1994, les « Accords de Marrakech » sont signés par les gouvernements qui les ont négociés. Ils donnent naissance à l’OMC qui succède au GATT et est dotée de pouvoirs considérables qui en font l’institution internationale la plus puissante du monde. Ils contiennent, dans un certain nombre de domaines (agriculture, droits de propriété intellectuelle, services, …), des dispositions qui n’ont avec le commerce qu’un rapport indirect, mais qui confèrent à l’OMC la capacité d’intervenir dans tous les actes de la vie quotidienne. Par la volonté des gouvernements occidentaux, la mondialisation néolibérale est désormais en marche.

Lire la suite

L’OMC : DE DOHA A HONG-KONG VIA GENEVE

20 juillet 2005

1. Le programme de Doha (2001)

Lors de la quatrième conférence ministérielle de l’OMC, à Doha, en novembre 2001, les pays industrialisés, et en particulier l’UE et les USA, ont réussi à imposer l’ouverture d’un cycle de négociations commerciales internationales qu’ils ont baptisé « Agenda de Doha pour le Développement » . Un programme de négociations qui, tout évoquant à de multiples reprises les questions de développement, faisait surtout la part belle aux attentes des pays riches.

Lire la suite

lundi, 08 août 2005

GAZA À COURTE VUE

Dans un peu plus de deux semaines, l’armée israélienne devrait entamer le démantèlement des colonies de Gaza. Qui a visité cette minuscule bande de terre surpeuplée coincée entre Israël et l’Égypte ne pouvait être que révolté par la présence de ces fortins entourés de chevaux de frise et de béton, protégé par une débauche de moyens militaires, et dont les habitants accaparaient l’eau et les meilleurs endroits du littoral, imposant à la population palestinienne barrages et chemins de contournement. Sans parler évidemment de la répression dont les corps et les murs portent partout les stigmates. Le 17 août, en principe, quelque 60 000 soldats devraient se déployer pour assurer l’évacuation, de gré ou de force, de 6 000 colons. Le bon coup politique d’Ariel Sharon réside en ceci qu’il fera apparaître cette opération comme un geste de paix quand elle n’est rien d’autre que l’application a minima d’une règle internationale longtemps bafouée. Dans cette affaire, le Premier ministre israélien peut d’ailleurs remercier les colons.

Denis Sieffert

POLITIS
http://www.politis.fr/article1423.html

Lire la suite

lundi, 01 août 2005

LA GUERRE CRÉDIBILISE AL-QUAÏDA

Le conflit irakien renforce la détermination des terroristes islamistes à agir contre l'Occident.


Nous sommes tous confrontés à la menace terroriste. Elle peut frapper chacund'entre nous, quelles que soient nos convictions. Pourtant, si chacun parmi nous ou parmi ceux qui nous sont chers peut être victime demain, nous divergeons sur les moyens de faire face à cette menace, présente pour longtemps. Sommes-nous attaqués pour ce que nous sommes ou pour ce que nous faisons ? Il est vrai que les terroristes éprouvent de la haine pour les sociétés démocratiques occidentales. Ils nous attaquent donc pour ce que nous sommes. Mais cela n'explique pas que le terrorisme se développe aujourd'hui.
...............

Pascal Boniface (Membre du Conseil Scientifique d'ATTAC)

Lire la suite

lundi, 20 juin 2005

DU "NEE" AU NON

Hans van Heijningen



Hans van Heijningen est secrétaire général de Parti socialiste néerlandais (SP), seule formation politique de gauche à s’être prononcée pour le « non » au référendum en Hollande. D’origine maoïste, le SP est désormais aux Pays-Bas le plus important parti à gauche de la social-démocratie.



Le « non » hollandais à la Constitution s’est imposé avec près de 62 % des voix. Comment avez-vous réagi à cette victoire ?..........


Lire la suite

lundi, 06 juin 2005

Le souverain non de la France et des Pays-Bas


Observateurs québécois bien au fait du «moment historique», nous étions tous les deux à Paris, le 29 mai, pour assister au référendum sur le traité constitutionnel européen. Ayant beaucoup discuté, les semaines précédentes, avec nos amis Français qui vivaient le «grand débat» de l'heure, nous les avions trouvés déçus par la polarisation médiatique en faveur du oui, et ce, même si leur refus ne correspondait en rien aux risibles caricatures des contradicteurs fabriquées par les partisans du projet.

Lire la suite